TKTD : Association des interprètes de conférence de Turquie

L’Association des interprètes de conférence de Turquie (TKTD) est une association qui organise les interprètes de conférence dans le but de défendre leurs droits, promouvoir la profession et fixer les règles et principes de la bonne pratique de la profession dans notre pays.

L’histoire de la TKTD reflète l’évolution de la profession dans notre pays : L’Association a été fondée en 1969 par une vingtaine d’interprètes, qui faisaient partie des pionniers de la profession, sous le nom de KTD (Association des interprètes de conférence). En 1998, elle s’est élargie à d’autres collègues qui faisaient également partie des touts premiers interprètes du pays et a pris le nom de BKTD (Association des interprètes de conférence réunis), en doublant le nombre de ses membres. En 2010, l’Association a encore une fois changée d’appellation et s’intitule désormais TKTD : Association des interprètes de conférence de Turquie, car elle a obtenu des autorités gouvernementales le droit d’utiliser le label « de Turquie », qui lui permet de représenter officiellement la profession à l’échelle nationale.

La TKTD regroupe aujourd’hui près d’une centaine de membres de trois générations d’interprètes, soit la totalité de tous les interprètes de conférence professionnels de haut niveau de notre pays. Nos collègues de la première génération ont fondé les premières écoles de formation d’interprètes. Leurs étudiants, la seconde génération, ont pris le relais et ce sont eux qui forment aujourd’hui nos nouveaux membres de la troisième génération (plusieurs de nos collègues ont même une carrière académique en interprétation).

La TKTD travaille en étroite collaboration et totale synergie avec la Région Turquie de l’Association internationale des interprètes de conférence (AIIC). D’ailleurs la totalité des membres de l’AIIC en Turquie sont également membres de la TKTD et sont présents à tous les niveaux de ses organes dirigeants. En effet, dès ses débuts, la TKTD s’est organisée en prenant pour modèle l’AIIC et en a adopté les valeurs et la déontologie : Ses principaux textes de références sont plus que largement inspirés de ceux de l’AIIC.

Cette convergence n’est bien sûr pas le fruit du hasard : Le principal fondateur de la TKTD, le regretté Hasan Akbelen, était le tout premier membre de l’AIIC en Turquie, à une époque où le turc n’était pas présent au sein de l’association internationale. C’est avec le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE que le turc est devenu plus sollicité sur l’arène internationale, permettant à un nombre croissant de membres de la TKTD de travailler avec leurs collègues de l’AIIC et de récolter les parrainages nécessaires pour rejoindre l’AIIC. Ce processus a abouti finalement à la création de la Région Turquie de l’AIIC, en 2006.

Le recrutement de nouveaux membres à la TKTD se fait d’ailleurs selon des procédures semblables à celles de l’AIIC, avec le même niveau d’exigence de qualité : tout candidat doit introduire une demande écrite avec le parrainage d’au moins trois membres de la TKTD. Pour devenir membre à part entière, il faut avoir travaillé 150 jours comme interprète de conférence. Les candidatures sont examinées par une Commission des Candidatures et des Compétences (AYK), qui évalue les aptitudes du candidat à devenir interprète de conférence, sur base de critères professionnels. Après avis favorable de la Commission, seuls les candidats qui déclarent adopter les règles professionnels de l’Association et acceptent de travailler selon ces règles sont reconnus comme membres et prêtent serment.

L’Association est gérée par un Conseil d’administration de 7 membres, tous élus par l’Assemblée générale pour une période de trois ans. Les autres organes de la TKTD sont :

— La Commission des Candidatures et des Compétences, qui a pour tâche de contrôler les aptitudes et les compétences de ceux qui veulent devenir membre de l’Association ; de déterminer et d’enregistrer les niveaux de langues des membres et candidats ; de contrôler en permanence leur niveau de compétence.

— La Commission d’Ethique, qui a pour tâche de régler les litiges entre les membres et de proposer divers sanctions, voire la radiation des membres qui ne respectent pas le code de déontologie.

Notre profession ne bénéficiant pas d’un statut légal et protégé, le rôle régulateur de la TKTD n’en est que d’autant plus crucial, à la fois pour défendre les droits des interprètes professionnels, leur assurer des conditions de travail acceptables et conformes aux normes internationales, mais aussi pour informer, former et servir de référence au public, en ce qui concerne les règles et normes de notre profession.

Nos membres ont fondé plusieurs cabinets d’interprètes (dont deux regroupant plus d’une quinzaine de collègues chacun) et couvrent (avec nos membres indépendants) l’essentiel du marché public et privé.